un mécanisme qui a fait ses preuves
Les HDRM maintiennent les panneaux en position repliée pendant la phase de lancement.
Deux mâchoires, montées sur deux lames de ressort sont maintenues refermées par une ligature sur une sphère qui est reliée à la partie mobile.
Un couteau thermique coupe la ligature ce qui ouvre les deux mâchoires et libère la sphère et son ensemble mobile.
Ce mécanisme a été conçu en partenariat avec le CNES.
Les AVANTAGES
- Léger
- Compact
- Abordable
- Non-explosif
- Faible choc
- Liaison sphérique pour un bon alignement angulaire
Produit réalisé en partenariat avec le CNES
Caractéristiques
À titre indicatif, pour tous les produits, le dimensionnement est adaptable suivant vos spécifications.
Dimensions adaptables
Compatibles avec les charnières composites auto-déployables et auto-verrouillables
Durée de déploiement : libération en mois de 25 secondes
Alimentation 8V et 1,5A
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Charnière composite
Mât composite
Pivot flexible
Paquetage magnétique
Foire aux questions
Qu'est-ce qu'un HDRM et à quoi ça sert ?
- Pendant le lancement : Il maintient fermement repliés les appendices mobiles (panneaux solaires, antennes, bras robotiques) pour qu’ils résistent aux vibrations et aux accélérations extrêmes de la fusée.
- Une fois en orbite : Il libère ces appendices sur commande pour leur permettre de se déployer et de rendre le satellite opérationnel.
Comment fonctionne un mécanisme HDRM non explosif (NEA) ?
Pourquoi n'utilise-t-on plus de boulons explosifs (pyrotechniques) ?
Bien que très fiables, les systèmes pyrotechniques génèrent un choc acoustique et vibratoire violent (pyroshock) qui peut endommager l’électronique sensible ou les optiques du satellite. De plus, ils sont dangereux à manipuler au sol et ne peuvent pas être testés plusieurs fois (ils sont détruits à l’usage).
Quelles sont les principales technologies de HDRM non-explosifs (NEA) ?
- Alliages à Mémoire de Forme (SMA) : Un élément en Nitinol se déforme lorsqu’il est chauffé par un courant électrique, ce qui libère un écrou fendu ou une goupille.
- Fil chauffant (Burn wire) : Très courant sur les CubeSats. Un courant brûle un fil en polymère ou en nylon qui retenait le mécanisme sous tension.
- Actionneurs à cire thermique (Paraffin/Wax Actuators) : La cire se dilate en chauffant, poussant un piston qui déclenche la libération.
Quels sont les critères de conception critiques pour un HDRM ?
- La Capacité de Rétention et la Précharge : C’est le critère numéro un. Le HDRM doit être capable de maintenir l’appendice immobile malgré l’environnement dynamique du lanceur.
- Le Fiabilité du Déclenchement (Le ratio d’actionnement) : L’actionneur (le fil à mémoire de forme, la cire ou le pyrotechnique) doit être capable de délivrer une force de libération bien supérieure à la force de frottement interne du mécanisme
- La Gestion de l’Environnement Spatial : Le HDRM doit être conçu pour résister aux conditions hostiles du vide et des températures extrêmes.
- La Propreté et le Dégazage (Outgassing) : Les colles, graisses ou polymères utilisés dans le mécanisme ne doivent pas libérer de molécules volatiles sous vide. Ces molécules risqueraient de venir polluer les optiques des caméras ou les cellules photovoltaïques du satellite
- La Signature de Choc (Shock Emission) : Le HDRM doit être conçu pour dissiper l’énergie accumulée par la précharge de manière progressive. Même pour un NEA (Non-Explosive Actuator), la libération soudaine de plusieurs tonnes de pression génère un choc mécanique. La géométrie des pièces doit être optimisée pour atténuer cette onde de choc avant qu’elle ne se propage au reste du satellite.
Comment dimensionne-t-on la précharge d'un HDRM ?
- Elle doit être assez élevée pour éviter tout glissement ou micro-décollement des surfaces sous l’effet des vibrations du lanceur (généralement calculée avec un facteur de sécurité de 1.25 à 1.5 par rapport aux charges limites).
- Elle ne doit pas être trop élevée pour éviter de dépasser la limite élastique des matériaux ou de bloquer le mécanisme lors de la phase de libération.
Comment calculer la précharge requise pour un HDRM ?
- Déterminer les charges de lancement (Launch Loads)
- Intégrer les effets thermiques (Thermal Flight Loads)
- Calculer le couple de serrage au sol (Torque)
- Vérifier la limite élastique (Yield Strength)
Quels sont les modes de défaillance principaux d'un HDRM ?
- La soudure à froid (Cold welding) : Sous le vide spatial, deux pièces métalliques en contact prolongé peuvent fusionner si elles n’ont pas de revêtement adéquat.
- Le blocage thermique : Les écarts extrêmes de température dans l’espace (+120°C au soleil, -150°C à l’ombre) peuvent dilater ou contracter les pièces et gripper le mécanisme.
- La défaillance de la ligne de commande : Une rupture de câble ou un manque de puissance électrique empêchant l’actionneur de chauffer ou de se déclencher.
Quels tests doit subir un HDRM avant le vol ?
- Tests de vibration et de choc : Pour simuler le décollage de la fusée.
- Tests thermovac (TVAC) : Pour vérifier que le mécanisme se libère correctement dans le vide et aux températures extrêmes de l’espace.
- Tests de vie (Life tests) : Pour les modèles réutilisables, exécuter le cycle de verrouillage/libération plusieurs dizaines de fois pour prouver sa robustesse.
Pourquoi un HDRM peut-il refuser de se libérer dans l'espace ?
- La soudure à froid (Cold Welding)
- Le blocage par dilatation thermique (Thermal Binding)
- La défaillance de l’alliage à mémoire de forme (SMA) ou de l’actionneur
- Une précharge excessive au sol (Over-tightening)
- Le piège des liaisons collées : La contamination ou la rupture d’insert
Pourquoi utilise-t-on le collage dans la fabrication d'un HDRM ?
- Gain de masse : Élimine le besoin de vis, d’écrous ou de brides en titane/aluminium.
- Distribution des contraintes : Contrairement à une vis qui concentre les forces en un point, la colle répartit les charges de précharge et de vibration sur toute la surface de contact.
- Isolation ou conductivité : Selon la colle choisie, elle peut servir d’isolant électrique ou, au contraire, aider à dissiper la chaleur générée par l’actionneur thermique du HDRM.
Quels sont les risques principaux liés au collage dans l'espace ?
- Le dégazage (Outgassing) : Sous vide, les composants volatils de la colle s’échappent. Ces gaz peuvent se re-condenser sur les optiques du satellite ou sur les surfaces délicates du HDRM, provoquant une défaillance. Les colles doivent impérativement respecter les normes spatiales (ex: TML < 1% et CVCM < 0,1% selon la norme ECSS-Q-ST-70-02C).
- Le délaminage par choc thermique : Le HDRM subit des cycles thermiques violents (+100°C à -100°C). Si le coefficient de dilatation thermique (CTE) de la colle est trop différent de celui des pièces métalliques ou composites du HDRM, la colle se fissure et rompt.
Quels types de colles sont certifiés pour la fabrication des HDRM ?
- Les Époxies structurales (ex: Scotch-Weld 2216 B/A, Hysol EA 9394) : Très utilisées pour coller les inserts, les actionneurs ou les capteurs sur le corps du HDRM. Elles offrent une excellente résistance mécanique mais sont rigides.
- Les Silicones spatiaux (ex: NuSil, CV-2568) : Utilisés là où une grande flexibilité est requise pour absorber les vibrations du lancement, ou pour la protection thermique de l’actionneur.
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